28.2.11

Programme du Cinéma Jacques-Prévert - du 2 mars au 5 avril 2011


Coda




Environ 16 000 mots, 75 000 lettres, 1 000 lignes, 790 phrases ; quelques soupirs, des exclamations, des interrogations... voici ce que ces éditoriaux ont porté depuis plus de quatre ans. Chaque mois, ce rendez-vous a été la façon de déclamer de façons légères et sérieuses, parfois (j’espère) distrayantes mais toujours sincères la politique d’animation menée sur cette salle.

Cet éditorial sera mon dernier : nous le savons, les vents soufflent où ils veulent. Ils me poussent vers autre chose... autre parcours, autre voie ? Pierre-Auguste Renoir avait une bien jolie formule : " Tu suis le courant, ceux qui veulent le remonter sont des fous ou des orgueilleux, ou pire, des destructeurs. De temps en temps, tu donnes un coup de barre à gauche ou à droite, mais toujours dans le sens du courant." Cette devise n’est ni prudence de bon aloi ni neutralité stupide. Elle incite à ne pas trop regarder en arrière sous peine d’être transformé en tas de pellicule inflammable et oblige à naviguer à l’affût du monde. J’ai vécu avec mes collègues, les équipes partenaires et surtout avec vous de nombreux moments gratifiants. La construction d’un édifice culturel est affaire de groupes, d’individus, mais jamais d’individualisme. Ce que l’Union Française du Film pour l'Enfance et la Jeunesse a tenté de transmettre depuis novembre 2006 continuera à se propager : essayer de bien regarder pour mieux donner à voir, mieux écouter pour enrichir débats et rencontres ; cela ne pourra continuer qu’avec votre soutien, votre présence, votre fidélité.

Mais cela je l’ai souvent écrit. Au moins une fois par mois.

Au revoir.

Alain Keit
Union Française du Film pour l'Enfance et la Jeunesse
Directeur artistique du Cinéma Jacques-Prévert de Gonesse

25.2.11

LA FETE A FATOU


Vous avez découvert, sur le net ou dans la presse, ( L'Humanité, Libération, le Quotidien, ... ou même ici) le récit du « Voyage » en France de Fatoumata l’Africaine.
Fatou voulait rendre visite à sa famille résidant à Montreuil mais pour un papier oublié, elle a subi une semaine en centre de rétention avant d’être renvoyée, menottée, en Guinée… Mais, aujourd’hui, grâce à de nombreux soutiens, nous avons pu organiser son retour parmi nous !

Une conférence de presse se tiendra le 2 mars à 16 h à la mairie de Montreuil.

Pour offrir un autre visage de la France, sa famille et ses amis vous invitent à retrouver Fatoumata CAMARA :
Dimanche 6 mars à la maison de quartier du Bas –Montreuil entre 14 h et 20 h.
4-6 place de la République à Montreuil ( M° Robespierre)
Au programme : films, musiques et danses de Guinée.

Entrée libre
Si vous pouvez apporter peu à boire, un peu à manger et surtout…
un grand bol de chaleur humaine !

A bientôt.

L’équipe de la « fetafatou »

L'UFFEJ recrute un responsable pour actions cinématographiques et programmation du cinéma Jacques-Prévert de Gonesse (95)



L'Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse
Association laïque d’Education Populaire et Culturelle sous statut loi 1901
Recrute responsable pour actions cinématographiques et programmation du cinéma Jacques Prévert de Gonesse (95)

MISSIONS :
- Programmation d'un cinéma Art et Essai, esprit Recherche, en collaboration avec une association de regroupement de salles
- Développement d'une action locale et régionale concernant les nouvelles images et nouveaux supports
- Accompagnement administratif et financier de la Régie municipale
- Gestion et direction du personnel associatif chargé du jeune public
- Elaboration et mise en oeuvre d'actions culturelles et cinématographiques sur la ville, le département du Val d'Oise et la Région Ile-de-France
- Collaboration et conseils auprès du Conseil d’Administration du cinéma et de l'association
- Développement des partenariats locaux, départementaux et régionaux
- Relations publiques et partenariales aux côtés du Bureau et de la co-Présidence

PRÉ REQUIS SOUHAITÉS :
- Connaissance de la vie associative et de l’Education Populaire
- Connaissance de l'économie du cinéma et du milieu des arts visuels
- Connaissance du fonctionnement des collectivités et des institutions
- Capacité, d’analyse, de synthèse et rédactionnelle
- Esprit militant et dynamique
- Cinéphile et curiosité culturelle
- Pratique des nouvelles technologies et maîtrise des enjeux

CONDITIONS :
- Poste à pourvoir au plus vite sous la responsabilité du Délégué Général de l'Uffej
- Disponibilité en soirée et déplacements en région Ile-de-France
- Rémunération suivant la convention collective de l’animation socio-culturelle
- Poste susceptible d'évolution
- Lieu de travail : Gonesse

Candidature (lettre de motivation manuscrite et C.V. détaillé)
à adresser au C.A. de l' UFFEJ : 1, place Marc Sangnier 95500 Gonesse


24.2.11

93 La belle Rebelle de Jean-Pierre Thorn






" La victoire en chantant "
in Politis : février 2011

L'UFFEJ s'est engagée aux côtés de Jean Pierre Thorn et de la production du film, pour un accompagnement et une diffusion élargie de cette réalisation au-delà de la sortie nationale, auprès des publics et des territoires, un peu partout en France. Cet accompagnement s'est dans un premier temps concrétisé par l'édition d'un document /affiche diffusé à grande échelle. Il se poursuit aujourd'hui par la circulation du film et son accompagnement en France.

Ce désir et ce mouvement s'inscrivent dans une réflexion et des actions sur la place que doit prendre aujourd'hui l'art cinématographique dans les enjeux politiques et esthétiques de notre société. Ce travail de découverte, de débat d'idées et de mise en réseau ne peut s'effectuer sans votre concours et votre collaboration.

Dans le film de Jean-Pierre Thorn, nous découvrons que la banlieue parisienne a une histoire qui lui est propre. Mais pourquoi aujourd’hui, personne ne s’y attarde ? L'idée est certes de faire circuler ce film dans différents espaces de diffusion, en compagnie de J.-P. Thorn, mais projeter le film avec un débat qui suit, cela, tout le monde peut le faire... Aujourd'hui, il s'agit donc de trouver avec vous une cohérence de cette action entre la Bretagne, la Charente, le Val d'Oise, l'Essonne, les Pyrénées Orientales (Cinémaginaire)... La FFMJC et ses MJC investies dans le champ du cinéma mènent régulièrement un travail de réflexion sur la société, et les débats qui la traversent, à partir de films. Il nous a donc paru important d’être partenaire de cet accompagnement là où nous le pourrons et principalement à Cannes, Dole, Montbéliard, Le Mans.

Car les questions posées par "93 la belle rebelle" ne sont pas assujetties à la Seine-Saint-Denis, elles concernent tout travail sur l'appropriation de l'histoire d'un territoire. Territoire qui ne peut être appréhendé de facto mais bien en considérant toutes ses composantes : historiques, artistiques, politiques, sociologiques...
C'est sur ces pistes que nous souhaitons travailler avec vous. Comme celles, musicales, consistant à accompagner le film avec des groupes de musiques actuelles ou des danseurs.

Il serait intéressant de recueillir vos impressions sur un tel projet qui ne demande qu'à être élargi et construit avec vos propositions, votre connaissance de vos lieux de travail... vos propres partenaires.

Fernand Esteves, Délégué Général de l'UFFEJ, et Luc Bonfils et Jean-Jacques Mitterrand, co-Présidents de l'UFFEJ


93 la belle rebelle
de Jean-Pierre Thorn
(2010 - HD - Couleur et Noir et Blanc - France - 73’)

Avec : Daniel Baudon « Sixties Memory », Marc Perrone, Loran « Bérurier Noir » et « Les Ramoneurs de Menhirs », Dee Nasty , NTM, Casey, B-James, Serge Teyssot-Gay et « Zone Libre », « 93 Slam Caravane » : Abdel Haq, Bams, Grand Corps Malade, Yo et D’ de Kabal. Image : Frédéric Serve / Son : Jean-Paul Bernard, Xavier Griette / Assistante-Réalisation : Agnès Fanget / Montage : Sophie Deseuzes / Etalonnage : Jean Ousmane / Mixage : Jean-Guy Véran / Documentaliste : Anne Gaussens « XYZebre » / Producteur délégué : Pascal Verroust. Une coproduction ADR Productions, Arte France, Ina avec la participation de Zebrock et Périphérie et avec le soutien de la Région Ile-de-France, du Centre National de la Cinématographie, de l’Acsé - Fonds Images de la Diversité, du Fonds d’action SACEM, de la Procirep - Société des Producteurs et de l’ANGOA.

ADR PRODUCTIONS


Pour en savoir plus, consultez le blog du film

22.2.11

Soirée de soutien à Jafar Panahi



Norouz.
Ainsi s'appelle le nouvel an iranien.
Fête solsticiale empreinte de renouveau et de renaissance.
C'est à cette occasion que l'Union Française du Film pour l'Enfance et la Jeunesse et le Cinéma Jacques-Prévert de Gonesse ont voulu poser un accent aigu sur la situation grave que vivent de nombreux opposants au régime iranien actuellement en place. Le cinéaste Jafar Panahi en est un exemple. Sa notoriété ne doit pas occulter le sort des autres artistes, protestataires, créateurs et citoyen(ne)s privé(e)s, à défaut de liberté, d'expression.


Samedi 19 mars avec quelques jours d'avance, nous célébrerons Norouz et rendrons hommage à Jafar Panahi avec deux films tout-public : Le Ballon Blanc et Hors-Jeu.
Deux histoires rondes. Avec quand même des angles brisés.

Alain Keit,
Délégué Général Adjoint de l'UFFEJ,
Directeur artistique du Cinéma Jacques-Prévert



Nous vous en parlions déjà sur ce blog et dans le numéro 74 de notre revue 0 de conduite, Jafar Panahi est un réalisateur condamné par le régime iranien. Cinéaste condamné, non seulement à vingt ans d'interdiction de réaliser des films, mais à six ans de prison ferme. Le seul crime qu'ait commit Jafar Panahi est d'avoir tenté de continuer de travaille ren Iran, son pays, malgré la censure de ses œuvres.

Nous vous proposons de nous retrouver au Cinéma Jacques-Prévert de Gonesse le samedi 19 mars autour de deux films de Panahi.
A 17h30, vous pourrez assister à la projection du film "Le Ballon Blanc" (1h25/VO/Dès 8 ans), suivie d'un échange avec Jean Rabinovici, rédacteur en chef de la revue 0 de Conduite.






A 20h, c'est autour de "Hors-Jeu" (1h30/VO), que vous serez invité à échanger, en présence de Jean-Jacques Mitterrand, Co-Président de l'UFFEJ et Jean Rabinovici. En première partie, nous vous présenterons un entretien filmé avec Mamad Haghighat, cinéaste et spécialiste du cinéma iranien.




Lors du Festival d'Aubervilliers "Pour éveiller les regards", en 2006, Hors-Jeu de Jafar Panahi avait reçu le Prix UFFEJ. Nous vous invitons à découvrir en cliquant ci-dessous les articles de Jocelyne Klein, Jacques Avrillon et Laurent Pierronnet, parus dans la revue 0 de Conduite n°63, retraçant l'attribution de ce Prix.



__________________________________________
Place Aimé-Césaire (anciennement place du Maréchal Lyautey)
95500 Gonesse

tarif spécial adulte : 4€50 par film
tarif jeunes de 12 à 18 ans, famille nombreuse, groupe à partir de 10 personnes : 3€ par film
tarif moins de 12 ans : 2,50€

21.2.11

A propos de ... "Des lapins dans la tête" # par Ouardia Omouri


Paul Carpita est la chainon manquant du cinéma français


Précurseur de la nouvelle vague, cet instituteur Marseillais, d'origine Italienne, à vu son premier long métrage censuré parce qu'anticolonialiste (Rendez-Vous des Quais), puis saisi, avant qu'on le redécouvre, quelques décennies plus tard, dans les archives du Parti Communiste à Bois d'Arcy.

Ce soir, au bel Espace 1789 de Saint-Ouen (que je découvrais également), l'organisateur du festival A Hauteur d'enfant (dans sa version hors les murs), nous avait concocté un programme de courts de ce réalisateur, et avait convié la petite fille Carpita au rdv. Nombres de ces courts cadraient parfaitement avec le festival puisqu'ils reviennent sur le quotidien des enfants, notamment pendant le temps scolaire.

Mais aussi et surtout, ce cinéaste est un grand cinéaste du souvenir... Il semble obnubilé par tout ce qui relève de ce phénomène mental et tente de communiquer avec le spectateur par le langage des impressions, chose très difficile au cinéma, et, qui pour moi a parfaitement fonctionné, mais curieusement, sans que l'on s'y attende.

Ces courts-métrages, tournés dans les années 50 et 60, relèvent de deux tendances fondamentales ; une image-cadrée qui possède un langage quasi autonome, très efficace, et parallèlement, une narration qui se dilue, se dissout dans de la poésie revendiquée. Une telle distorsion d'intention m'a tout de même interpellée. Alors, choix artistique ou secret d' alchimiste? La bonne nouvelle c'est que tous ces films sont disponibles en DVD, ces fameux courts dans le programme Des Lapins dans la Tête.





des lapins dans la tête


Des lapins dans la tête
de Paul Carpita

16.2.11

A propos de ... "Somewhere" # par Fernand Estevès


Morte à Venise ?


Lion d'Or lors de la 67ème Mostra de Venise, "Somewhere" de Sofia Coppola mérite l'agacement, au mieux l'étonnement.

Commençons par l'acteur principal, Stéphen Dorff, qui semble totalement perdu dans son propre rôle. Heureusement, Elle Fanning, qui joue sa fille, se révèle comme une magnifique comédienne qui aurait déjà compris que ce genre de film n'a d'autre intérêt que de la préparer à tourner à partir de bons scénarii, et avec de vrais directeurs d'acteurs.

Passons sur la musique composée par le talentueux Phoenix, groupe français du boyfriend de la réalisatrice. Oublions que les producteurs sont le frère et le père de la réalisatrice, et que le président du jury de Venise 2010 n'était autre que l'ex de Sofia : Quentin Tarantino...

Regardons plutôt du côté du film lui-même, de ce qui nous est donné à voir : un acteur célèbre, mais sur le déclin, ne sait pas comment se raccrocher à la vraie vie, comment construire une relation équilibrée avec sa fille de 11 ans. Si Sofia Coppola a raison de fixer ses plans beaucoup plus longtemps qu'on ne l'attendrait, juste pour gratter là où tout est possible dans le domaine du pathétique, cela ne suffit pas à faire oublier les boursouflures pseudo-esthétisantes d'une fille-de-papa-génial-riche-célèbre-un-brin-dégénéré. Elle a beau essayer de la jouer minimaliste, tout, mais vraiment tout prêt du sujet... cela sent la jet-set ethno-centrée qui se complaît dans ses petits malheurs qui ne m'intéressent pas.

Que c'est triste Venise.


Et vous, chers spectateurs, qu'en pensez-vous ?


Somewhere
de Sofia Coppola
Avec Stephen Dorff, Elle Fanning, Chris Pontius
Etats-Unis/2010/1h40

9.2.11

Palmarès 2011 du 21e Festival Ciné Junior



COMPÉTITION INTERNATIONALE DE LONGS MÉTRAGES

GRAND PRIX CINÉ JUNIOR

Valeur : 8000 euros attribués au distributeur français du film primé et 2300 euros offerts en prestations techniques par TITRA FILMS
Jury composé de : Julie Bertuccelli, (présidente), Christel Dewynter, Jean-Luc Fromental, Joachim Lepastier, Valentin Rebondy, Denis Walgenwitz.

Sebbe
de Babak Najafi
Suède/Finlande– 2010 – 1h26 min, VOSTF
Production : Garage film

PRIX CICAE
L’attribution du Prix permet la promotion du film auprès des distributeurs
européens et le soutien auprès des salles du réseau CICAE – AFCAE
Jury composé de Gaby Girod, Florian Deleporte, Giovanni Petricciani

Les Couleurs de la Montagne
(los colores de la montana)
de Carlos Cesar Arbelaez
Colombie – 2010– 1h28 min, VOSTF
Distribution : Gébéka

LE PRIX PASSEURS D'IMAGES - KYRNEA INTERNATIONAL
Dispositif interministériel national d’éducation à l’image hors temps scolaire, il s’adresse à tous les publics ayant des difficultés d’accès aux pratiques cinématographiques.
Ateliers, projections en plein air l’été, en salles toute l’année.
L’association KYRNEA International coordonne le dispositif au niveau national. L’attribution du Prix permet la promotion du film auprès des membres et partenaires du réseau «Passeurs d’images» et l’accompagnement pédagogique du film.
Jury composé de : Emilie Matyja, Claudie le Bissonnais, Amaury Piotin, Marie Cirade, Alice Chaput

FLEURS DU MAL
de David Dusa
France– 2010 – 1h40
Production : Sciapode
Mention spéciale : SOUL BOY de Hawa Essuman Kenya, 2010,1h, VOSTF
Contact : One Fine Day Films


PRIX DU FESTIVAL DU GRAIN A DÉMOUDRE
Les membres du jury « Du grain à démoudre » ont de 15 à 21 ans et vivent à Gonfreville l’Orcher et en Seine-Maritime. Ils préparent toute l’année le Festival de cinéma Du Grain à Démoudre, avec l’aide de professionnels, pour transmettre leur passion du cinéma à d’autres enfants, jeunes et adultes. Le film primé par ce jury sera sélectionné lors de la prochaine édition de leur festival (novembre 2011).

Pudana Last of the line
de Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio
Finlande- 2009-1H23 - VOSTF
Production : Illume Ltd


PRIX DES JURYS JEUNES - CLASSES JURYS
* la Classe de 4e du college Montalembert à Nogent sur Marne décerne son prix à Fleurs du Mal de David Dusa
*La Classe de 4e du collège Joliot Curie de Fontenay sous bois décerne son prix à Fleurs du Mal de David Dusa
*La Classe de 6e du collège Dorval de Orly décerne son prix à Fleurs du Mal de David Dusa
*La Classe de 3e du collège Paul Klee de Thiais décerne son prix à Fleurs du Mal de David Dusa
*la Classe de 4e du Collège Cherioux de Vitry sur Seine décerne son prix à Soul boy de Hawa Essuman
*la Classe de CM1 de l’école Paul Eluard 1 de Vitry sur Seine décerne son prix Soul boy de Hawa Essuman

COMPÉTITION INTERNATIONALE DE COURTS MÉTRAGES

PRIX DU PUBLIC
A l’issue des projections, le public vote et décerne un prix à l’un des courts métrages issu de chacun des trois programmes en compétition :

*Programme 3/6 ans
Sous un coin de ciel bleu
de Arnaud Demuynck et Cécilia Marreiros Marrum
Animation - France– 2009 – 14 min
*Programme 7/10 ans
The Cow Who Wanted To be a Hamburger
de Bill Plymton
Animation - Etats-Unis – 2010– 5 min
*Programme + de 11 ans
Dounouia, la vie
de Olivier Broudeur et Anthony Quéré
France – 2010 – 20 min

Association Cinéma Public - Festival Ciné Junior - www.cinemapublic.org - cinejunior@cinemapublic.org - 33 (0)1 42 26 02 06

Appel à la mobilisation en soutien à JAFAR PANAHI et MOHAMMAD RASOULOF


En solidarité avec Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, nous invitons tous les cinéastes et membres de l’industrie cinématographique, quelles que soient leur nationalité, frontières, religions ou convictions politiques, à soutenir nos compatriotes cinéastes Iraniens, en arrêtant de travailler pendant deux heures entre 15h et 17h (heure locale) le 11 février 2011, jour du 32e anniversaire de la révolution iranienne.


Une mobilisation est prévue ce vendredi 11 février de 12h30 à 14h30 devant la Cinémathèque française (51 rue de Bercy – 75012).


Golshifteh Farahani et des personnalités françaises seront présentes pour lire le plaidoyer de Jafar Panahi.


Martin Scorsese a déclaré le 22 décembre qu’il fallait passer à l’action. Le Festival de Berlin a décidé de suivre cet appel du 11 février en organisant une journée pour Jafar Panahi et Mohammad Rasoulov. A l’annonce de cet événement berlinois, le Président Ahmadinejad a fait savoir qu’il était contre la décision de justice prise à leur égard. Depuis plus rien.Les deux cinéastes peuvent être emprisonnés à tout moment.

Nous pensons qu’une mobilisation en France- pays des Droits de l’Homme et du Cinéma- est nécessaire pour interpeller les membres du pouvoir iranien et leur dire qu’en ce jour anniversaire, NOUS LES REGARDONS.Nous avons besoin que tous ceux qui font le cinéma, leurs organisations professionnelles et ceux qui s’insurgent contre ces sentences s’emparent de cette initiative et relayent ce message.

Nous appelons à un rassemblement devant la Cinémathèque française, le 11 février à 12h30.
Nous comptons sur vous pour en faire l’échos et vous joindre à cette mobilisation pour que Jafar Panahi et Mohammad Rasoulov retrouvent leur liberté.



Jafar Panahi deviendra Citoyen d’honneur de la Ville de Paris sur la proposition du maire de Paris, et suite à l’initiative de Jean-François Lamour et du groupe UMPPA.


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Lettre à M. Ahmadinejad

En 1979, il y a eu une Révolution. Sa commémoration, le trente-deuxième anniversaire de notre révolution iranienne, se tiendra le 11 février 2011. Je vous rappelle ces faits car j’ai l’impression que vous en avez oublié les causes. Je me trompe peut-être, ou peut-être devriez-vous vous expliquer. Vous avez peut-être votre propre définition de notre révolution… Dans ce cas, je pense que vous devriez répondre à la question: “Pourquoi avons-nous eu une révolution en 1979?”

Le temps est également venu de clarifier vos raisons pour l’éviction des cinéastes. Vos raisons pour vouloir sacrifier une vie, une carrière, au nom de la Révolution, ou peut-être ma question n’est-elle pas la bonne : ne s’agit-il pas tout simplement de votre réélection ?

Jafar Panahi, l’un de nos plus importants cinéastes, un ami proche pour lequel j’ai grand respect et admiration, est actuellement emprisonné, par votre gouvernement, par votre loi. Il est condamné à six ans pour avoir voulu faire un film, un film qu’il n’a même pas réalisé. Six ans de prison pour en avoir eu l’idée. A cela s’ajoutent vingt ans d’interdiction d’exercer son métier et
vingt ans d’interdiction de sortie de territoire. Mohammad Rasoulof, un autre jeune cinéaste important, se trouve également condamné aux mêmes peines. Son crime : avoir travaillé avec Jafar Panahi.

Ils sont tous deux punis de s’être intéressés à leurs compatriotes. Punis d’avoir voulu comprendre les événements de juin 2009. Punis de s’être préoccupés des vies perdues dans les conflits issus des élections.Dois-je vous rappeler que les candidatures étaient validées par le régime ? Les choix étaient clairs et parfaitement légaux. Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof ont pris leur décision aux côtés de la majorité de notre industrie cinématographique. C’est devenu le Mouvement Vert. C’est un droit qui nous avait été donné.

- Y-a-t-il un problème à vouloir comprendre pourquoi des gens sont morts lors de nos dernières élections?
- Pensez-vous que le pays ignore les violences provoquées par les résultats de ces élections ?
- Est-ce un crime que Jafar Panahi veuille faire un autre film ?
- Est-ce un crime que Mohammad Rasoulof veuille questionner la réalité ?
- Est-ce parce que les cinéastes veulent tendre un miroir pour questionner la société ?
- Avez-vous peur d’un point de vue qui contredirait le vôtre ?
Dans ce cas, répondez à la question: “Pourquoi avons-nous eu une révolution?”

Rafi Pitts
Paris, le 24 Décembre 2010.


8.2.11

À propos de la sélection "Entrer dans la vie" # par Fernand Estevès, Délégué Général de l'UFFEJ



Nous vous présentions dans un article la sélection "Entrer dans la vie" du Festival Filmer le Travail de Poitiers.
Fernand Estevès, Délégué Général de l'UFFEJ, y était.

Voici ces impressions sur la sélection :


"Jeunesses françaises"
"Ce n'est pas un dispositif, c'est un "truc" que l'on a vu cent fois : un groupe de lycéens passent chacun leur tour un entretien avec un conseiller d’orientation plutôt taquin. Nombreux sont ceux qui subissent la situation… certains se défendent un peu. En fin de projection, le directeur régional de l'ONISEP Poitou-Charentes vient nous dire que cela reflète assez bien ce que l'on voit à longueur de temps."


"Le bel été"
"Un court qui sent bon l’été et la Fémis ratée ou mal digérée. C'est mal raconté, mal mixé, et cela se passe dans une petite ville au bord de l’Atlantique. Anthony a 18 ans, il est apprenti marin-pêcheur et pas vraiment sympathique. Son patron, c’est son père. Et on se moque bien de voir que ce dernier partage sa vie entre deux femmes. On espère que cela ne se transformera pas en long. Même au long court."

"Hiver à Vivier"
"Ce film est le contre-exemple même de ce que l'on pourrait attendre d'une telle démarche. Des jeunes de l’Ecole de la Deuxième Chance dans le bassin de Vivier au court (Ardennes) sont interrogés sur leur futur (sans) travail. de temps en temps, un micro vient dans le champ pour nous rappeler que les jeunes ont aussi participé au filmage. On voit que tout le monde est piégé. Par le non-propos. Par le non-dispositif. Par les non-questions."

3.2.11

A propos de ... Le Président # par Fernand Estevès, Délégué Général de l'UFFEJ


Le Président fait peur

Le Président est un film nécessaire. Tout citoyen devrait le voir pour comprendre toutes les contradictions à l'oeuvre lorsqu'un candidat sait mettre en ordre de marche toute la machine de guerre électorale. En l'occurence, le Georges n'est vraiment plus très Fraiche, et pas très sympathique. Il n'est pas question d'éviter de voir ses vrais postillons ou ses fausses larmes. Non, ce film fait peur parce que la communication et la publicité tentent de remplacer les idées et les actions. Le Président se sait populaire, alors il fait semblant d'être populiste. Il aperçoit souvent la caméra et, du coin de l'oeil, il la tient en respect. On peut tout filmer de lui et de son pauvre entourage, il s'en moque. Il savoure de pouvoir laisser entendre qu'il n'empêchera rien. 40 ans de carrière politique lui ont appris que les courtisans s'auto-censurent eux-mêmes.
Tous les militants, de quelque parti que ce soit, devraient voir ce film. En toute liberté.

Fernand Estèves


LE PRÉSIDENT
Réalisé par Yves Jeuland
Avec Georges Frêche, Laurent Blondiau, Frédéric Bort, Giles Cohen-Solal, Pascal Provence
Genre : Documentaire | Durée : 01h38mn
Film : Français | Sortie le : 15/12/2010

2.2.11

Questions de cinéma : Famille, je vous aime ? - Jeudi 10 février 2011 à 19h au ciné 104 de Pantin



Jeudi 10 février 2011 à 19h au ciné 104 de Pantin

La famille selon Wes Anderson
Par Charles Tesson
(ancien rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma, enseignant à Paris 3, auteur de nombreux ouvrages dont Satyajit Ray, Luis Bunuel, Série B, etc)

Fantastic Mr Fox, de Wes Anderson (Animation, USA, 2010, 1h30, VF)


L’association Cinémas 93 et le Ciné 104 vous invitent à un nouveau rendez-vous : «Questions de cinéma ». Ces soirées sont ouvertes à tous ceux qui s’intéressent aux enjeux de l’éducation à l’image et plus largement encore aux personnes sensibles aux diverses interrogations soulevées par les nouvelles formes du cinéma.

Grâce à ces soirées nous réfléchirons ensemble, avec des philosophes, sociologues ou professionnels de l’image, aux images que nous partageons.
Inspiré d’un très célèbre conte de Roald Dahl pour lequel le cinéaste exerce une fascination depuis l’enfance, le film de Wes Anderson en propose une version à la fois fidèle et innovante, témoignant tout à la fois d’un respect
total de l’univers original et d’un ton très moderne. Charles Tesson nous aidera à y déceler la part la plus personnelle de l’auteur en analysant comment la thématique de la famille parcourt son oeuvre, de son premier film Bottle Rocket (1996) au récent Darjeeling Limited, en passant par La Vie Aquatique et La Famille Tenenbaum, une carrière au cours de laquelle l’auteur s’est d’ailleurs constitué une sorte de famille de substitution, retrouvant les mêmes acteurs et collaborateurs d’un projet à l’autre, tels Bill Murray et Owen Wilson. La galerie de portraits
ainsi brossés nous montrent des personnages tour à tour ridicules ou attachants, tragiques et comiques, traduisant sans doute un regard acerbe mais tendre de la part d’un cinéaste difficiles à cerner.
L’occasion vous sera proposée de voir ou revoir certaines séquences des films de Wes Anderson en présence de Charles Tesson qui décryptera pour nous la mise en scène complexe de Wes Anderson.
_______________________________________
Informations et réservations au 01 48 10 21 28
Projection suivie d'une discussion et d'un verre amical.
Tarif unique: 2,50 €
Ciné 104, 104 avenue Jean Lolive 93500 Pantin Métro Eglise de Pantin

CINE JUNIOR, c'est en ce moment !


CINÉ JUNIOR / 21e ÉDITION FESTIVAL INTERNATIONAL DE CINÉMA JEUNES PUBLICS
DU 26 JANVIER AU 8 FÉVRIER 2011

Ciné Junior, c'est :
Une centaine de films pour les enfants de 3 à 15 ans.
300 séances.
18 salles.
25 000 spectateurs par an en moyenne.
Une compétition de longs et courts métrages inédits venus des quatre coins du monde.

Thématique 2011 : la littérature jeunesse à l’écran avec :
• un ciné-concert,
• une exposition de décors de
films d’animation,
• de nombreux chef- d’oeuvres rares à (re)découvrir.
De nombreux invités, des ateliers, des rencontres…

Entrer dans la vie - Festival Filmer le Travail - Poitiers



Dans le cadre du 2e Festival "Filmer le Travail" qui se déroule à Poitiers jusqu'au 6 février, nous vous invitons à découvrir la sélection en compétition internationale "Entrer dans la vie", que les Poitevins pourront visionner le vendredi 4 février à 10h, à la Médiathèque François Mitterrand.





Jeunesses françaises
Réalisation : Stephan Castang
Documentaire – France `
Production : théâtre de la tentative`
Année : 2010
Durée : 25′


Un groupe de lycéens passent chacun leur tour un entretien avec un conseiller d’orientation plutôt agressif. Comment les adolescents répondent à cette agression ? Entre fiction et documentaire, une série de portraits sous forme d’entretien…


BA Jeunesses Françaises
envoyé par la_silencieuse. - Regardez plus de courts métrages.

Le bel été
Réalisation : Catherine Paillé
Fiction – France
Production : Audience (s)
Année : 2010
Durée : 30′


L’été, dans une petite ville au bord de l’Atlantique.
Anthony a 18 ans, il est apprenti marin-pêcheur. Son patron, c’est son père : un homme qui partage sa vie entre deux femmes, deux foyers.


Hiver à Vivier
Réalisation : Benoit Artaud et Olivier Derousseau
Documentaire – France
La pellicule ensorcelée
Année : 2009
Durée : 40′


Quelques jeunes inscrits à l’Ecole de la Deuxième Chance dans le bassin de Vivier au court (Ardennes), face au marché du travail

Séances à la médiathèque François Mitterrand : entrée libre