21.5.10

Festival de Cannes 2010 - Notule # 7


Finalement après des années de privation, des centaines de jours de procédures, des milliers de grammes de papiers, de pétitions, de combats ; finalement les films de Pierre Etaix sont en bonne voie d’allumage. L’intégrale est de sortie tout bientôt et à moins d’une épidémie de raz-de-marée, d’un tremblement de volcan ou d’une éruption de verrines nous reverrons ce qui fut invisible. Donc Le Grand amour est de façon certaine un des films les plus modernes et qui a donné au Festival le plus d’inventions, d’affection, de drôlerie et de retenue. Pourquoi ? Et bien parce que, comme le disait Henri Langlois à propos de Jean Vigo, Etaix fait partie de ces cinéastes qui ont su retrouver un secret perdu ; celui d’un cinéma dont la mesure, l’appréciation n’ont besoin d’aucunes preuves autres que celles qui s’annoncent devant nous. Paradoxe : tout ici échappe à l’argumentation clinique que provoque parfois l’analyse, les dithyrambes pompeux et évidents et curieusement demeure la tenaillante envie de creuser le reste de l’œuvre pour y dénicher et parler des autres secrets qui s’y dissimulent. A bientôt, donc.

AK

Festival de Cannes 2010 - Notule # 6



Finalement les stars les plus énervantes et insupportables ne se croisent plus sur la Croisette mais sur les tables de réception. Je veux parler des verrines. Ces petits vases remplis de mousses de couleurs verdâtres, grasses et improbables. La verrine, et tout ce qu’elle implique est haïssable. Un rendez-vous de bilan ? Y a des verrines. Un pot de distributeur ? ‘reprendrez-bien une verrine ? Un verre entre programmateur ? Tiens on dirait une verrine. Ce règne n’est pas si anecdotique. Tout d’abord, c’est bien à l’image de nombreux films cannois : on en consomme beaucoup et on reste sur sa faim. Les deux mains occupées à vider cette minuscule et ridicule chose, vous n’êtes pas en pensée. Vous videz. Et pendant ce temps, les petits pots vidés résonnent des absences de conversations et paralysent les gestes les plus indispensables. Les deux mains occupées, il est impossible de parler, défendre, soutenir, ou maudire ce qui a été vu. Je maintiens donc ici solennellement que la verrine est l’ennemie absolue du cinéma.

AK

Festival de Cannes 2010 - Notule # 5


Finalement le festival est donc aussi en dehors des salles. Il suffit de se déplacer d’un lieu vers un autre, d’une terrasse à une esplanade, d’un couloir à une salle pour attraper des morceaux de conversations, des mots lancés attrapés au vol. Le tout formant un amusant cadavre exquis qui parle de tout. Mais aussi de rien. Avis abrupts sur les films, conseils, défiances ; rendez-vous pris au portable en insistant bien sur l’importance du coup de fil. Bref chacun fait son cinéma, un folklore parfois amusant, souvent inutile mais toujours lassant. Toujours avoir à l’esprit que Cannes est un marché. Brecht avait raison : « Chaque matin, pour gagner mon pain, je vais à la foire aux mensonges, plein d’espérance… » Il ajoutait : « Je me range aux côtés des vendeurs. »

AK

19.5.10

Festival de Cannes 2010 - Notule # 4


Finalement le festival est donc aussi en dehors des salles. Il suffit de se déplacer d’un lieu vers un autre, d’une terrasse à une esplanade, d’un couloir à une salle pour attraper des morceaux de conversations, des mots lancés attrapés au vol. Le tout formant un amusant cadavre exquis qui parle de tout. Mais aussi de rien. Avis abrupts sur les films, conseils, défiances ; rendez-vous pris au portable en insistant bien sur l’importance du coup de fil. Bref chacun fait son cinéma, un folklore parfois amusant, souvent inutile mais toujours lassant. Toujours avoir à l’esprit que Cannes est un marché. Brecht avait raison : « Chaque matin, pour gagner mon pain, je vais à la foire aux mensonges, plein d’espérance… » Il ajoutait : « Je me range aux côtés des vendeurs. »

AK

Festival de Cannes 2010 - Notule # 3


Finalement Il ne sera pas possible de parler de tous les films vus. Copie conforme d’Abbas Kiarostami est tourné en Italie et part d’un élément qui concerne une question vieille comme l’œuvre d’art : « Une copie peut-elle avoir davantage de valeur et d’importance qu’un original ? » Interrogation valable également pour le cinéma. Donc la copie d’une histoire d’amour est-elle plus touchante que l’origine de cette passion ? Pour les amoureux du cinéma, le film s’inscrit dans une autre copie. L’hommage à Voyage en Italie. A travers le temps, Rossellini va donner, à côté du souffle des statues et des paysages, une clé finale à Kiarostami : le miracle.
Film Socialisme de Jean-Luc Godard ressemble au cinéaste. Des instants de déjà vu et de beauté saturée dans les mélanges de verbes et d’images. Que donnent deux images placées côte à côte ? Et bien obligatoirement, cinématographiquement et mathématiquement une troisième, peut-être pas la plus importante, mais la plus vivante parlante et révélatrice. Encore une histoire de clé : les mots pensent trop à notre place et à travers nous ; il nous revient donc de retrouver la force de penser avec les mots. D’où une abondante résistance au mélange des auxiliaires être et avoir. Toute ressemblance avec le titre est à bien considérer.
Si L’UFFEJ est à Cannes, c’est aussi pour suivre la piste de films susceptibles d’être transmis au jeune public. Nous savons tous, qu’il faut fuir les films pensés et fabriqués pour les enfants et les jeunes, mais force est de remarquer que les sélections ne recèlent pas grand-chose de montrable dans nos programmes vers l’enfance et la jeunesse. Mais bon, l’intégrale des films de Pierre Etaix ressort et Le Grand amour est projeté mercredi. On en reparlera. Ici même.

AK

Festival de Cannes 2010 - Notule # 2


Finalement Wall Street d’Oliver Stone n’est pas si mal que ça. Le capitalisme étant le seul système humain capable de vous vendre le poison et l’antidote à la fois, le film qui a coûté beaucoup d’argent dénonce donc la gabegie spéculative d’un système. Mais le système est ici également Hollywoodien. Car pourquoi donc avoir engagé Elli Wallach, 95 ans, figure tutélaire de l’Usine historique au côté de Michael Douglas et d’un jeune premier au nom assez improbable de Shia LaBeouf ? Ce système qui perd son corps et sa verdeur, qui a du mal à renouveler son sang, rappelle bien l’échec d’une transmission ou plus justement d’une filiation difficile. Deux acteurs emblématiques, un troisième encourageant. Trois périodes inscrites. Une énigme proche de celle d’un Sphinx sur une colline : Qui donc a commencé avec quatre jambes, puis deux et en a maintenant trois ? L’acteur hollywoodien ?

AK

Festival de Cannes 2010 - Notule # 1


Finalement ce qui attire l’œil à Cannes - à part les films, certes – ce sont les badges. Ces petits morceaux de plastiques en couleur qui sont portés autour des cous. Le mien est blanc et jaune, ce qui m’oblige à choisir chaque jour mes tenues en fonction de l’accord parfait et complémentaire. Il y a donc les badgés et les badgeurs. Les badgeurs sont munis de pistolets électroniques en 2D et vous scannent à chaque passage de barrière. Les badgés sont plus amusants. Bref panel : ceux qui vivent, mangent, dorment, se lavent avec cette carte en plastique. Porter un badge c’est affirmer qu’on n’est pas là pour faire les magasins, c’est l’assurance, non pas tant de se montrer, mais d’être montré. A la question « Comment allez-vous ? » ils répondent : « Très bien, je me porte comme un badge ».
Donc Cannes reste parfois un lieu ou on parle peu cinéma et beaucoup plastique. Cannes est bien un agglomérat avant d’être une agglomération.

AK

17.5.10

Portes ouvertes du cinéma Jacques-Prévert de Gonesse


Après une fermeture de deux ans pour totale rénovation (entre 2004 et 2006), le cinéma Jacques-Prévert à réouvert en novembre 2006.
L’UFFEJ en signant un conventionnement avec la ville de Gonesse et la régie du cinéma a débuté en novembre 2006 la programmation et l’animation culturelle de la salle Jacques-Prévert.

Nous avons donc, fidèles à nos actions et à notre démarche d’éducation populaire depuis 16 ans, entamé un travail dès notre arrivée afin de construire -comme prévu dans ce conventionnement- un large projet culturel inexistant auparavant dans la salle.

Ce projet passe naturellement par une programmation exigeante et ouverte à tous les gonessiens. Des films récents, de patrimoine(s), de cultures différentes ; des séances et rencontres spéciales, des films et ateliers jeune public ont été donc immédiatement pensés et mis en place.

Nous vous proposons de découvrir le cinéma lors de la journée Portes Ouvertes organisée le samedi 5 juin 2010.

Place Aimé Césaire (anciennement Place du Maréchal Lyautey) - La Fauconnière - 95500 Gonesse

100 transitions en résidence au cinéma Jacques-Prévert de Gonesse



En 2010, le collectif 100 transitions sera en résidence au cinéma Jacques-Prévert de Gonesse, en collaboration avec l’Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse, pour la réalisation d’un projet artistique : « L’EscarGot de Gonesse ».

Depuis 2002, l'association 100 transitions implantée à Gonesse, développe des projets artistiques participatifs, pour lesquels les habitants sont associés à des artistes pour la réalisation d'œuvres plastiques et filmiques. Ces œuvres placent la rencontre avec l'autre au cœur des dispositifs de création et interrogent les réalités sociales dans lesquelles elles s’inscrivent. Ces projets ont été menés en collaboration avec la Ville de Gonesse, la Fondation Royaumont et le Centre Hospitalier de Gonesse.

Lors de cette résidence en 2010 au cinéma Jacques-Prévert, Sandrine Vivier, co-fondatrice de l'association, réalisera un projet, qui, sous la forme d'un carnet d'aventure multimédia, retracera sept années de recherches et tentera de mesurer ses répercutions auprès des intéressés. Ce projet sera réalisé à partir d'un récit personnel, de témoignages et d'un traitement d'archives. Le résultat donnera naissance à un site Internet innovant, qui une fois mis en ligne, offrira un accès direct à la production du collectif et permettra une interaction avec un public plus large.

Le samedi 5 juin 2010 à partir de 18h, le cinéma Jacques-Prévert organise une soirée d’inauguration pour l’arrivée du collectif d’artistes 100 transitions dans ses locaux. Afin de plonger dans l’univers du collectif 100 transitions, nous vous proposons de visionner, à partir de 18h, deux films de fiction réalisés par le collectif et un groupe de jeunes acteurs de Gonesse. « Les comtes de Richmanbourg » sera projeté à 18h, et la première de « Dans la campagne mouillée » vous sera présentée à 19h30 par l’équipe du film. À la suite des projections, un échange convivial aura lieu autour d’un verre.

Outre l’accueil en résidence du collectif pour la création du projet « l’EscarGot de Gonesse », le cinéma Jacques-Prévert proposera d’autres temps forts avec le collectif 100 transitions. Un deuxième événement sera en effet organisé à l'automne autour du travail mené depuis 2005 avec l'Hôpital de jour et le pôle de psychiatrie du Centre Hospitalier de Gonesse. En 2011, une troisième étape clôturera cette résidence à l'occasion de la restitution du nouveau projet, avec la mise en ligne du site.

"Les Comtes de Richmanbourg".
Réalisation Elsa Hourcade, Brahim Saaï, Sandrine Vivier. DV, 64 ', 2006
A Gonesse, le temps d’un été, deux groupes d'adolescents s’isolent dans un appartement en instance de démolition. A l’abri des regards, ils se rapprochent et se coupent progressivement du reste de la cité.

"Dans la campagne mouillée"
Réalisation collectif 100 transitions. DV, 48', 2010.
Un groupe de jeunes gonessiens se retrouve parachuté dans un village de l'Isère, pour suivre une formation aux métiers de l'environnement. Ce dispositif ne semble pas vraiment convenir à Yacin, qui préfère s'intéresser à Flora, une jeune fille du village.
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Entrée libre sur réservation – Informations / réservations : Sandrine Vivier au 06 62 68 19 17 ou svivier@hotmail.com
Cinéma Jacques-Prévert - Place Aimé Césaire - La Fauconnière - 95500 Gonesse
Plus d’informations sur le blog du cinéma

14.5.10

Cinéma engagé, cinéma citoyen


Le jeudi 20 mai à 19h, en salle 300 du Forum des Images,  le Lycée expérimental Jean Renoir de Bondy en partenariat avec le Forum des images et soutenu par la Fondation Science Po ont le plaisir de vous inviter à la séance finale du projet *« Cinéma engagé, cinéma citoyen ».

Animée par la journaliste et écrivain Tania de Montaigne, cette soirée sera l’occasion pour les élèves de 1ère ES3 de partager avec vous leur expérience : vivre un engagement et se filmer dans cet engagement. La séance alternera entre des moments de projection des films réalisés par les élèves et des moments discussions autour de la notion d’engagement.

Réservation par mail ici


Festival international de la diversité culturelle




Du 17 au 26 mai 2010 à l’Unesco à Paris 

Créé en 2008, le Festival international de la diversité culturelle célèbre partout dans le monde la « Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et pour le développement », fixée au 21 Mai. Le festival repose sur des événements culturels (expositions, représentations théâtrales, tables rondes, concerts, projections...) conçus pour rapprocher des expressions culturelles diverses, rendant ainsi audible, visible, et toujours captivante, la richesse de la diversité culturelle.

Il se tient à Paris au Siège de l’UNESCO et il bénéficie d’une expansion sans précédent par l’engagement de nombreux États membres – tandis que la Chine organise plus de quarante événements majeurs à Pékin, Canton et Shenzhen, qu’en Italie le Festival Poiesis de Fabriano, au Maroc le Festival des musiques sacrées de Fès, au Québec le Festival Vision diversité de Montréal, s’inscrivent dans la mouvance du Festival international de la diversité, un grand nombre d’États d’Amérique latine et des Caraïbes se sont unis pour présenter une exposition et des spectacles exaltant la diversité qui les caractérise, à l’occasion du bicentenaire de leurs indépendances.

Cette année, l’Argentine est à l’honneur. 
A cette occasion, le Conseil international du cinéma, de la télévision et de la communication audiovisuelle (CICT) qui rassemble les professions de l’audiovisuel et coordonne leurs relations avec l’UNESCO, a demandé à six de ses organisations membres de choisir un programme illustrant leurs missions et leurs activités dans ces domaines et sur ce continent.
Le 19 mai à 16h l’Afca-Asifa France, en collaboration avec l’Asifa Argentine, représentera l’Association internationale du film d’animation (Asifa), membre du CICT, en proposant une sélection de films d’animation latino-américains. 

Plus d’infos :
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Accès : Maison de l’UNESCO - 7, Place de Fontenoy - 75007 PARIS
Métro : Ségur, Cambronne, Ecole militaire
Bus : 28, 80

11.5.10

Programme du cinéma Jacques-Prévert de Gonesse - du 26 mai au 29 juin 2010


QUELQUES SOLEILS


L’été s’approche à petits pas. C’est également pour approcher au plus près les valeurs, attirances, créations, douleurs et présences de l’Afrique que le cinéma Jacques-Prévert a choisi de s’inscrire dans les manifestations consacrées à l’Afrique subsaharienne, dans le cadre du projet départemental « Visa pour l’Afrique » et de la 7e Biennale d’Art contemporain de Gonesse.
À travers des films, des rencontres et des découvertes de leurs cultures, trois artistes seront nos guides pour un voyage en terres africaines. Après Henri-François Imbert le 27 mai pour présenter Doulaye, une saison des pluies, Gaston Kaboré accompagnera son film Rabi le 1er juin lors d’un CinéFamille, rendez-vous bien connu et bien aimé. Puis l’artiste plasticien Bili Bidjocka bénéficiera d’une carte blanche « surprise » le mardi 8 juin.
Il s’agira également de ne pas oublier qu’un air de fête soufflera sur nos salles du 26 juin au 2 juillet avec la Fête du cinéma ; en résumé la 1ère place sera au tarif normal puis les suivantes à 3 €.
Le 5 juin, nous vous invitons à venir voir ce qui se cache derrière l’écran. Une journée portes ouvertes permettra de visiter les coulisses de la salle, de participer à des ateliers, de découvrir des curiosités... bref cette journée vous appartiendra.
Et puis, les « Amis du cinéma » organisent le 26 juin une grande journée consacrée au films d’animation japonais. Trois films (dont encore un CinéFamille !) choisis pour toutes et tous. De toutes façons, la porte vous est toujours ouverte, il suffit de la pousser.

Alain KEIT
Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse
Directeur artistique du Cinéma Jacques-Prévert

5.5.10

Expression citoyenne : "Ordre/désordre, justice/injustice : sortons des stéréotypes!"



Chassés-croisés, autorité parentale, ordre public, jeunes femmes et grands adolescents des banlieues : Les émeutes des banlieues, qui se produisent régulièrement, témoignent d’une crise profonde chez les jeunes, pour qui les symboles de l’autorité sont perçus comme autant d’atteintes à leur identité, ou comme les outils agressifs d’une oppression venue “de l’extérieur”. Ces tensions témoignent surtout d’une perte des repères, et d’une désocialisation inquiétante pour des jeunes déjà en difficulté. 
Le rapport des jeunes à la société en général est problématique, celle-ci est perçue souvent comme une extériorité radicale, ou représente un espace inaccessible. Le projet « expression citoyenne » n’a donc pas pour but – il ne peut pas, il ne doit pas avoir but – de demander aux jeunes de « s’intégrer » par la soumission et par « l’assimilation » d’une culture qui leur est généralement présentée comme dominante mais d’apporter ce qu’ils sont et ce qu’ils ressentent face à la construction, jamais achevée, de la République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Ce projet s’intitule “expression citoyenne” car il vise à permettre à des jeunes des banlieues parisiennes de construire une parole sensible, constructive, questionnant leur rapport à l’autorité. Ils exprimeront leurs propres sensations face à l’Autre: le langage du corps, l’instinctif et le réfléchi, le contrôle ou non de soi, le regard extérieur et la (re)présentation, l’appropriation territoriale, la structuration ou déstructuration de l’identité, l’affect, l’image dans le groupe, les codes de reconnaissance, le sentiment d’exclusion…
L’échange est primordial et ancré dans ce projet artistique. Un groupe de jeunes questionne par différents modes d’expression sa relation à l’organisation collective d’une société, aux notions d’autorité, de règles et de liberté, à la réalité d’un terrain, aux comportements humains, individuels et collectifs…  
Ce travail possède à la fois une dimension artistique, socioculturelle et une dimension citoyenne. Le projet implique un groupe de jeunes des villes de Gonesse, Arnouville, Villiers-le-bel, particulièrement dans leurs ZUS.

Durant deux ateliers d’une semaine, 15 jeunes de 16 à 25 ans seront amenés à s’exprimer par des improvisations, par des discussions lors de rencontres avec des professionnels incarnant des instances d'autorité (Police nationale, éducation nationale, Justice, parents, direction de ressources humaines.), par la création de séquences. Ils s’inscriront dans un véritable projet lié au cinéma : jeu d’acteur, découverte de films, réalisation, participation à un tournage encadré par des professionnels. Au final demeura un film court métrage, suite à une écriture et un montage intégrant des fragments visuels et sonores des différentes étapes de ce projet mis en œuvre par un cinéaste professionnel. 

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Ce projet artistique est proposé par l'UFFEJ et le cinéma Jacques-Prévert de Gonesse, et mis en œuvre par le cinéaste Olivier Mitterrand. 
Les ateliers débuteront en été 2010. Projet destiné aux 16-25 ans. Nombre de places limité. Gratuit.

4.5.10

Concours européen d'écriture de scénario sur le thème du "temps"


Vous avez entre 15 à 25 ans et vous aimeriez devenir un invité privilégié du 11ème Festival international de cinéma du grain à démoudre ?
 
C’est possible !
 
Il vous suffit de participer à notre concours d’écriture de scénario et de nous envoyer, avant le 1er juillet 2010, votre proposition (3 à 5 pages maximum) dactylographiées en français ou anglais autour du thème du temps.
 
5 d'entre vous seront ensuite sélectionnés par l'association et deviendront nos invités (transport, hébergement et activités pris en charge par l’association) lors du 11ème festival international de cinéma Du grain à démoudre, du 18 au 21 novembre 2010
 
Vous deviendrez les membres de notre jury « Jeunes scénaristes ».
 
Plus de renseignements et fiche d’inscription sur notre site Internet : www.dugrainademoudre.net
 
Association du grain à démoudre – contact@dugrainademoudre.net
02 35 47 12 85 – 06 22 77 79 50

Pétition : POUR LE MAINTIEN D’UN CINEMA ART & ESSAI INDEPENDANT A QUIMPER


Les Studios du Chapeau rouge constituent à Quimper une offre essentielle d’un cinéma d’art et essai depuis 1986 et fréquenté par 50000 spectateurs par an. Ce cinéma, actuellement situé aux côtés de la médiathèque des Ursulines, du Théâtre de Cornouaille, du Quartier et de l’Ecole des Beaux-Arts, fait partie intégrante du paysage culturel quimpérois et national : il participe à l’équilibre, à l’enrichissement et à la diversité du cinéma indépendant en France.

L’actuel projet de la Ville de Quimper de la transformation des salles de cinéma en auditorium du centre des congrès, voté ce 30 avril 2010 à l’unanimité des élus de la communauté d’agglomération, Quimper Communauté, a occulté la dimension culturelle de cette activité cinématographique.

Le Maire, M. Bernard Poignant, évoque le transfert des 2 salles art et essai aux Arcades « comme une chance à saisir ».
De nombreux exemples en France ont prouvé l’échec des transferts des salles art et essai à l’intérieur d’un cinéma privé commercial. Ces transferts fragilisent le lien des spectateurs avec la salle et la programmation, l’objectif étant la découverte d’œuvres de qualité issues de toutes les cinématographies...


NOUS DEMANDONS :

1 - la garantie d’un cinéma indépendant dans un lieu clairement identifié, qui défend la plus grande ouverture grâce aux trois labels « recherche et découverte », « patrimoine » et « jeune public », ainsi que l’installation des bureaux de Gros Plan dans le cinéma même ;

2 - le maintien des emplois actuels ;

3 - le refus d’une cohabitation dans les Arcades si elle implique un accueil indifférencié et une influence à court terme sur la programmation, c’est-à-dire la perte de l’autonomie et l’indépendance du cinéma.

La disparition des deux salles de cinéma aussi emblématiques à Quimper serait un exemple désastreux de la fragilisation du cinéma d’art et essai en Finistère et en France, et entrerait en contradiction totale avec la promesse électorale de 2008 (rénovation des Studios du Chapeau Rouge) et l’engagement de la politique culturelle de la Ville.

-- 
Association des cinémas de l'ouest pour la recherche
contact@lacor.info
www.lacor.info

3.5.10

Mardi 4 mai 2010 à 19h30 à l'Ecran Libre - Paris 2e


SEMELLES AUX VENTS
Un film d’Olivier Mitterrand
En présence du réalisateur et des comédiens
Entrée libre
Fiction - 71 min – 2010



Après trente-cinq ans de vie en France, un quinquagénaire d’origine algérienne veut obtenir la nationalité française. Il entrevoit dans un atelier théâtre un moyen efficace de composer son image afin d’obtenir sa naturalisation. Saïd croise d’autres individualités, chacune en quête d'identité, alors que s’opposent la crainte des clichés sur leur culture et leurs propres stéréotypes. A l’heure où certains cherchent à cloisonner une identité nationale, ce film compose un espace en mouvement, un espace dans lequel s’immiscent aussi les spectateurs.

Ce film a été réalisé dans le cadre d’un atelier d’expression artistique : une exposition photo, une écriture théâtrale collective, et deux années de direction d'acteur ont ainsi réuni un groupe de comédiens non professionnels, habitants aux alentours de Paris. Dès l'origine du projet, ils se sont exprimés individuellement et collectivement autour d’une thématique : qu’a-t-on à dire aujourd’hui à sa terre d'origine, que cette dernière soit étrangère ou régionale.

Avec Mouloud NESRAKI, Monique AZOULAY-SINGER, Dikranouhi DOSSIKIAN, Nathalie GIRARDIE, Rita VIEIRA, Marie-Laure GOUGEON, Lina CONTI, Olivier WITTNER, Moussa GUERNAH, Isabelle FARJAS, Tony MANGO, Penda KEITA, Jean-Claude GUIRAUD.
Production Théâtre-studio, Passe-rêves

Ce film propose une mise en scène des contradictions qui animent chacun de nous, arméniens ou africains, bretons ou alsaciens, quant à la question de l’appartenance à un pays, une culture, des traditions... Hommes et femmes, pères et fils, travailleurs sociaux et chercheurs d’emploi, se heurtent et s’entrechoquent sur leurs désirs et leurs craintes, leur obédience ou non au pays qu’ils habitent... Faut-il oublier d’où l’on vient pour savoir où l’on va ? Quel parcours de vie est-il possible ? Quels sont les compromis acceptables ? Le petit monde réuni dans un atelier théâtre occupe la scène et la rue pour restituer quelque chose de la parole de ces comédiens non professionnels qui osent s’exposer dans leur simple humanité.

La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur et plusieurs comédiens.


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L'AUTRE ECRAN (PARIS 2e)
L’Autre Ecran : deux séances par mois, le “jeudi du doc” et le “vendredi du court”
Ecran Libre tous les 1er mardis du mois
Manifestation soutenue par la mairie du 2e
Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan 75002 Paris
(métro Sentier ou Les Halles)