30.7.10

0 de Conduite n°75 sort fin août !


Au sommaire de ce numéro 75 :

ÉDITO
« Un cri », par Jean-Jacques Mitterrand
À CONSULTER SUR LE BLOG

DOSSIER “C’EST AINSI QUE LES SALLES “VIVENT”...”
« Chronique d’une mort annoncée - Les Studios du Chapeau Rouge de Quimper menacés dans leur indépendance et leur existence » par le Collectif des cinéphiles et usagers du Chapeau Rouge
« Cinémaginaire - une dynamique des possibles en grand péril » par Jean-Pierre Bellay, de Cinémaginaire
« En passant par Poitiers, sans Charles Martel » par Jean Rabinovici
« Les Raisons de la colère - rencontre avec Ginette Dislaire » par Alain Keit
HOMMAGE
« Bernard Jubard (1928-2010) » par Jean Rabinovici

LIVRES
« Tante chinoise et les autres » par Anne-Sophie Zuber
« Le grand livre animé du cinéma » par Odette Mitterrand

FORMATION “CINÉMA ET ARTS VISUELS NUMÉRIQUES”
« Machinimas - Bienvenue dans le désert du réel » par Bertrand Pinier
« Bouillon de 23h59 - Autour de Minuit » par Bertrand Pinier

FILM
« Summer Wars - Les Magiciens d’OZ » par Bertrand Pinier

AUTRES CINÉMAS
« Cinéma et liberté d’expression » par Jean Rabinovici

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Pour commander ce numéro de 0 de conduite, n'hésitez pas à nous contacter à contact(a)uffej.net

Programme du cinéma Jacques-Prévert de Gonesse - du 1er septembre au 12 octobre 2010



Notre ambition culturelle

Permettez-moi quelques réflexions en cette période de rentrée. Malheureusement, il est particulièrement révoltant de constater que le marché tend à imposer sa logique dans le domaine culturel comme dans toute la société. Tout en satisfaisant à certaines demandes, il organise surtout la promotion de quelques produits à des fins des commerce.
Dans ces conditions, quelle place pour les salles de cinéma indépendantes ou municipales comme la nôtre face à une marchandisation croissante qui permet aux circuits privés d’imposer leur loi ?
Des solutions existent. L’autorité publique doit réétudier la situation du cinéma français et de son financement, en particulier de l’avance sur recettes qui n’a pas augmenté depuis quinze ans. Dans le même temps, les coûts de production ont explosé. Il faut aider les producteurs indépendants. Nous devons refuser que les sociétés de télévision ou de télécommunication bénéficient de fonds de soutien et abonder les moyens du centre national du cinéma (CNC) pour le soutien à la création et l’équipement numérique des salles indépendantes.
Malgré ces difficultés, nous poursuivons nos efforts pour que les gonessiens bénéficient de l’accès à l’art et à la culture.
Vous êtes de plus en plus nombreux à fréquenter notre salle. C’est un gage et un label de notre réussite qui remplace bien des discours. Pour l’élu que je suis l’art est ce qui résiste à l’état existant du monde. Il est ce qui le construit et le transforme, concrètement ou symboliquement. Il résiste par nature, il s’adresse à l’autre, il partage. Alors, venez partager vos envies, vos émotions avec nous.

Alain PIGOT
Maire adjoint - Président du conseil d’administration du cinéma






Sélection de machinimas



L'UFFEJ, soutenue par le Conseil de Développement de la Vie Associative du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, a organisé le 16 juin dernier une journée de formation à destination de ses bénévoles intitulée "Le Cinéma et les Arts Visuels Numériques". Margherita Balzerani, curateur et critique d'art, Directrice Artistique de l'Atopic Festival, est intervenue sur "Les mondes virtuels et les jeux vidéo comme territoires d'expérience artistique".
Dans le numéro 75 de O de Conduite, Bertrand Pinier a voulu s'arrêter, dans son article "Machinimas - Bienvenue dans le désert du réel" sur l'appropriation d'un certain nombre de jeux par les utilisateurs eux-même, aux fins de narration et de création.

Le mot machinima, formé à partir de "machine", "cinéma" et "animation", a été inventé par le journaliste Hugh Hancock en 2002. Il désigne à la fois un ensemble de techniques de production audiovisuelle utilisées conjointement, et le genre cinématographique regroupant les œuvres réalisées au moyen des dites techniques.
En tant que technique de production, le terme se réfère au rendu d'images de synthèse au moyen de moteurs 3D ordinaires dont la réalisation peut être effectuée en temps réel, par un ordinateur personnel.
En tant que genre cinématographique, le terme se réfère aux films créés par les techniques ci-dessus. En général, les machinimas sont produits en utilisant des outils et des ressources disponibles dans un jeu.
Les machinimas sont un exemple de jouabilité émergente (emergent gameplay), terme regroupant toutes les utilisations nouvelles et inattendues d'un jeu vidéo.

Voici les machinimas cités dans l'article :

• The French Democracy, d'Alex Chan



• Cliquez ici pour accéder à l'intégralité de World of Electors d'Alex Chan

• Keep it virtual par des étudiants de Supinfogame Valenciennes 2009



Welcome to the desert of the real de Paolo Pedercini


• Cliquez ici pour visualiser Sonate pour la désespérance d'un petit héros par Les Riches Douaniers

Hôtel : épisode 1 par Benjamin Nuel



Pattern Island par Benjamin Nuel

L'Homme qui venait du noir de Frederis Ettenein



Vola Vola (trailer) de Berardo Carboni
http://www.volavo.la/


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Retrouvez l'article correspondant dans le numéro 75 de 0 de Conduite.
Pour le commander, contactez-nous à contact (at) uffej.net
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Lettre du BLAC à Luc Chatel



Le BLAC, Collectif National de l'Action Culturelle cinématographique et audiovisuelle, fédère l'ensemble des organisations qui travaillent à la rencontre entre les films et les publics, dans et hors le contexte scolaire.

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Membres fondateurs : ACID - Association du cinéma indépendant pour sa diffusion / ACRIF - Association des cinémas de recherche d’Ile de France / ACAP - Pôle Image Picardie / ACOR - Association des cinémas de l’ouest pour la recherche / AFCA - Association française du cinéma d’animation / Agence du court métrage / Alhambra Ciné Marseille/ Carrefour des festivals / Centre Images - région Centre / MJC du Pays de Montbéliard - Pôle d’Éducation artistique au cinéma de Franche Comté / Documentaire sur Grand Écran / Les enfants de cinéma / FFMJC - Fédération française des maisons des jeunes et de la culture / FPEA - Forum permanent pour l’Education Artistique / GNCR - Groupement national des cinémas de recherche / KYRNEA International - Passeurs d’images/ Ligue de l’enseignement / ROC - Regroupement des organisations du Court Métrage / SRF - Société des Réalisateurs de Films / UFFEJ - Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse / Chantal RICHARD - cinéaste / Licia EMINENTI - cinéaste / Nicolas PHILIBERT – cinéaste
La liste complète des structures est disponible sur www.blac-collectif.org / contact@blac-collectif.org
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Paris le 5 juillet 2010

Monsieur Luc Chatel
Ministre de l’Education nationale
110, rue de Grenelle
75357 Paris 07 SP


Monsieur le Ministre,

Dans un courrier en date du 9 mars 2010, nous vous faisions part d’un certain nombre d’interrogations concernant la mise en place annoncée d’un projet de VOD en lycée.

Depuis, nous avons eu l’occasion de découvrir plus précisément le projet Ciné Lycée, à travers la présentation que vous en avez fait le 18 mai avec le Ministre de la Culture et de la Communication, puis à l’occasion des deux rendez-vous que votre cabinet a bien voulu nous accorder à ce sujet.

Pour autant, les réponses ou pistes de réflexion quant à la qualification du dispositif qui nous ont été présentées sont loin de répondre aux attentes légitimes qui sont les nôtres.

Nous ne pouvons que regretter le manque de complémentarité entre Ciné Lycée et les dispositifs existants : l’absence totale de concertation et d’articulation qui prévaut dans la mise en place de cette nouvelle proposition au public lycéen est non seulement préjudiciable aux dispositifs déjà en place, mais également au projet lui-même !

Ainsi, sur les territoires, en matière d’éducation à l’image et pour un même public, en plus des enseignements obligatoires et facultatifs de « Lycéens et apprentis au cinéma » et des offres pédagogiques portées par les Conseils régionaux localement, seront mis en place, dans la quasi-totalité des regions à la rentrée scolaire 2010, le nouveau dispositif Ciné lycée et les enseignements d’exploration.

Or, au niveau national comme à l’échelle régionale, nous sommes au regret de constater qu’il n’y a eu aucune plateforme commune de réflexion et de concertation entre le ministère de l’Education nationale, le ministère de la Culture et de la communication, les collectivités territoriales, les professionnels, tant institutionnels (CNC, France Télévisions, SCÉRÈN-CNDP…), que représentants des acteurs locaux (Pôles régionaux d’éducation artistique et de formation au cinéma et à l’audiovisuel, salles de cinéma, distributeurs, réalisateurs…) pourtant très directement concernés .

À l’heure où une mission ministérielle a été confiée à Monsieur Jérôme Bouët en vue de « franchir une nouvelle étape dans le partenariat culturel de l’Etat avec les collectivités territoriales » et de prêter une « attention renforcée à l’ensemble de nos territoires dans toute leur diversité », nous nous interrogeons sur ce contre-exemple que représente le processus de mise en place de Ciné Lycée.

Il aurait été essentiel de valoriser et de consolider l’existant en bonne intelligence avec cette nouvelle initiative dont l’annonce précipitée en mai, a nourri confusion et inquietudes quant à l’avenir du dispositive Lycéens et apprentis au cinema. Comment justifier la fragilisation de dispositifs solides tels que « Lycéens et apprentis au cinéma » qui concerne plus de 260 000 élèves et plus de 9700 enseignants en partenariat avec près de 760 salles de cinéma sur l’ensemble du territoire. Et au passage comment comprendre que dans sa conception Ciné Lycée laisse sur la touche les élèves des lycées agricoles et les apprentis !

En l’état, le projet de plateforme Ciné Lycée qui présuppose que l’offre suffit à induire le désir et la démarche pédagogique nous laisse particulièrement perplexes.

Si des dispositifs comme « Lycéens et apprentis au cinéma » ont pu faire la preuve de leur efficacité tant qualitativement que quantitativement, c’est bien parce qu’ils relèvent d’une réelle démarche d’accompagnement pédagogique : formation des enseignants sur les films proposés et sur le cinéma en général, remise aux élèves et aux professeurs de documents conçus spécifiquement pour les projets, accompagnement des élèves vers des cinématographies vers lesquelles ils ne se dirigeraient pas naturellement…

Notre expérience d’acteurs de l’éducation à l’image depuis de nombreuses années sur l’ensemble du territoire national nous amène à constater qu’il est peu réaliste de considérer que la majorité des élèves voteront spontanément pour les films de Tarkovski, Eisenstein ou Bergman ou se rendront à ces projections si toutefois ces films étaient retenus dans la liste des films proposés dans le cadre de Ciné Lycée .

Ce projet interroge par ailleurs plus globalement le lien avec le tissu local des salles. En effet, à l’heure où la petite et moyenne exploitation sont malmenées par une accélération de la concentration de ce secteur et affrontent une révolution technologique qui risque de laisser bon nombre d’établissements cinématographiques sur le bord du chemin, à l’heure où nombre d’actions culturelles cinématographiques en région se voient fragilisées par la réforme annoncée des collectivités territoriales, Ciné Lycée est susceptible d’affaiblir de façon considérable l’ensemble de la filière…

Si l’idée en l’occurrence est bien d’inciter les élèves à se déplacer en salle de cinéma, nous nous inquiétons de savoir si cette démarche ne servira pas en priorité la grande exploitation, alors même que les cinémas de proximité sont confrontés à de réelles difficultés économiques et ce malgré le travail de fond qu’ils mènent sur les territoires, notamment en direction des jeunes publics à travers les dispositifs existants. Il apparaît clairement que la mise en place de Ciné Lycée a mésestimé à la fois la fragilisation de Lycéens et apprentis au cinéma qu’elle entrainerait et la fragilisation induite par ricochet des cinemas impliqués dans ce dispositif et qui sont des maillons essentiels de l’aménagement culturel du territoire.

D’autre part, Ciné Lycée doit rendre accessibles à chaque lycéen les « grandes » œuvres du cinéma mondial : encore faut-il s’interroger sur les conditions de diffusion de ces films. Le dispositif est manifestement conçu pour pouvoir être mis en œuvre avec un équipement technologique minimal : 1 vidéoprojecteur et 1 écran. À l’heure où les pratiques d’images des jeunes se resserrent davantage autour de l’écran d’ordinateur (cf. étude d’Olivier Donnat sur les pratiques culturelles des français) et sur des contenus d’une qualité de définition bien souvent extrêmement médiocre, il paraît indispensable que l’Education nationale continue à jouer le rôle pédagogique de qualification des pratiques auprès de ses publics. D’autres points restent à éclaircir : qualité du fichier source, conditions de projection (noir salle, confort des sièges…), définition des écrans, etc. Au regard de l’attention portée par l’Etat sur les questions de qualité technologique minimale requise dans le passage au numérique des salles de cinéma, comment justifier cette différence de traitement des publics lycéens et des spectateurs des salles de cinéma ?

En ce qui concerne la constitution du catalogue ainsi que la mise en avant chaque mois sur la plateforme VOD de certains films d’actualité susceptibles d’offrir un intérêt pédagogique complémentaire à la liste des 212 films initiaux, nous nous interrogeons sur les critères qui présideront à ces choix. France Télévisions, maître d’œuvre du projet Ciné Lycée, est également un financeur important du cinéma français. N’y a-t-il pas là risque de conflit d’intérêt ?

Enfin, il nous semble indispensable de rappeler que la formation et l’accompagnement du public lycéen ne peuvent être négligés.
Nous déplorons l’absence d’outils d’accompagnement autre qu’ Allo Ciné dans le projet tel qu’il est présenté à l’heure actuelle : dans ce contexte, sur quel travail autour des œuvres peut-on compter exactement ?

La proposition sur la plateforme interactive de « récupération » de documents pédagogiques sur les œuvres en question ne suffit pas à ce qu’ils soient lus et compris. L’expérience des dispositifs existants le prouve, c’est bien l’intervention de l’enseignant, du passeur, qui permet la médiation indispensable vers ces contenus. La présence d’un professeur désigné « référent culturel » au sein du lycée ne suffit pas à garantir que les élèves pourront bénéficier de cette médiation, et ce d’autant moins au vu de l’ensemble des missions qui lui sont dévolues au sein de l’établissement. De quelle formation disposera dans les faits ce même référent culturel pour préparer l’intervention en fin de projection et l’animation du débat, alors même que nous constatons en permanence sur les territoires une baisse drastique du nombre de journées inscrites aux Plans Académiques de formation ?

Ces questions ont été relayées auprès de vos collaborateurs sans qu’il y soit apporté de réponse satisfaisante, et ce alors que nous sommes à quelques semaines de la rentrée scolaire 2010.

Aujourd’hui, l’espace de concertation qui nous est proposé est limité à une expertise technique complémentaire : labelliser les documents pédagogiques qui seront proposés sur le site et mettre à disposition ceux que nous aurions réalisés, donner une liste de cinémas faisant partie de notre Collectif pour que leurs horaires de projection soient indiqués sur la plateforme, lister les opérateurs locaux susceptibles de pouvoir aider les chefs d’établissement à organiser la venue de réalisateurs – France Télévisions ne pouvant assurer qu’une infime partie des rencontres annoncées – et, le cas échéant, à trouver les financements nécessaires…

Si nous sommes, vous le savez, de farouches partisans d’une démocratisation culturelle qui touche le public le plus large, il nous semble que le projet Ciné lycée n’offre pas, en l’état, les garanties d’une démarche de « culture pour chacun » respectant les œuvres et leurs ayants-droits, tenant compte des freins naturels d’une grande partie de la population face à la « culture savante » et s’inscrivant dans une réelle démarche pédagogique.

Persuadés que cette action peut s’inscrire de façon constructive dans les projets d’établissements sans que soit laissée au hasard de l’implication de tel ou tel individu la bonne réalisation du projet et son articulation avec les dispositifs déjà existants, nous sollicitons la mise en place d’une véritable plateforme de concertation entre les différents acteurs concernés (Culture, Education nationale, collectivités territoriales, CNC, France Télévisions, cinémas, distributeurs, réalisateurs, acteurs de terrain de l’éducation à l’image…). A cette fin, nous nous tenons bien évidemment à votre disposition et à celle de vos collaborateurs pour parvenir à établir enfin un cahier des charges précis, pertinent, culturel et pédagogique du projet Ciné lycée .

Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à ce courrier, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, nos plus respectueuses salutations.

Pour le Collectif national, le secrétariat
ACAP - Pôle Image Picardie / ACOR - Association des cinémas de l’ouest pour la recherche / ACRIF - Association des cinémas de recherche d’Ile de France/ Agence du court métrage / Carrefour des festivals / Les enfants de cinéma / GNCR - Groupement National des cinémas de Recherche / Interfilms – Fédération des cinéclubs / La Ligue de l’enseignement / Périphérie / SRF - Société des Réalisateurs de Films

Nos contacts
BLAC c/o Agence du court métrage
2, rue de Tocqueville
75017 – PARIS
Messagerie: contact@blac-collectif.org
Tél : 06 10 03 81 01 ou 06 81 92 66 04

Copie à : Monsieur Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication,
Madame Véronique Cayla, Présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée
Madame Anne Durupty, Directrice générale Déléguée,
Monsieur Raphaël Müller, Conseiller technique de l’Enseignement artistique et culturel auprès du Ministre de l’Education
Monsieur Hurard Conseiller cinéma et audiovisuel auprès du ministre de la Culture et de la Communication

Les Caraïbes à Douarnenez


Le 33 ème festival de cinéma de Douarnenez se déroulera du 21 au 28 août 2010 sous le thème des Caraïbes, emmenant les festivaliers d'Haïti à la Guadeloupe, à la Martinique jusqu'à la Guyane et incluant Cuba, la Jamaïque. Des rencontres prévues avec des cinéastes comme Raoul Peck et Arnold Antonin.

Le « Cuba noir » ou les racines africaines du cinéma cubain...avec la complicité de Catherine Ruelle, journaliste et critique de cinéma à RFI qui accompagnera la vision de
La ultima cena de Tomas Gutierrez Alea,
Maluala de Sergio Giral,
De cierta manera de Sara Gomez,
Simparele de Humberto Solas,
Now et Cerro pelado de Santiago Alvarez,
Por primera vez d’Octavio Cortazar,

Il y aura également des films inédits de Jamaïque comme Rockers de Ted Balafoukos et No place like home de Perry Henzell.

Guadeloupe, Martinique….luttes de 2009
Les luttes de 2009 en Guadeloupe et Martinique, et après...? avec Véronique Kanor, réalisatrice martiniquaise et Malik Duranty, sociologue et militant du collectif Martinique-à-venir

Les diasporas caribéennes
Les communautés antillaises de France, le Bumidom, retour possible ou impossible ?
Janbé dlo, une histoire antillaise de Fabienne Kanor et Emmanuelle Bidou
L’avenir est ailleurs de Michel Reinette et Antoine-Léonard Maestrati
Migrants haïtiens en République Dominicaine : bateys et braceros
Haïti Chérie de Claudio del Punta

Musique et trajectoires identitaires
Quadrille, Bachata, Son, Biguine, Calypso, Reggae... La liste est longue car la Caraïbe compte autant de styles musicaux que d’accents. La musique est l’exemple même de la créolisation, symbole d’une culture caribéenne éclectique et métissée.

Une journée de poésie et littérature, le jeudi 26 août
Des éditeurs engagés, Jutta Hepke et Gilles Colleu de Vents d’ailleurs, disent avec détermination pourquoi la culture caribéenne, son riche creuset littéraire, ses figures et ses auteurs les motivent à ce point.
Gerty Dambury et Gary Victor, deux grands personnages, humour et franc-parler en bandoulière, seront là pour parler création et politique, fragilité et dérision, violence et mélancolie ...

Pour le reste du programme allez sur www.festival-douarnenez.com ou appelez le 02 98 92 09 21

PROTESTATION D’AVIGNON



Texte du Syndeac, Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles - manifestation le 15 juillet 2010

Depuis cinquante ans, les gouvernements de la République ont décidé, malgré toutes les difficultés, de protéger et diffuser largement l’art et la culture. Depuis 2002, les gouvernements successifs font tout pour mettre un terme à cette politique. Les idéologues libéraux du gouvernement veulent que la puissance publique, se retire de nos domaines, créations et actions culturelles, non seulement au niveau de l’État, mais aussi au niveau des collectivités territoriales, soutiens historiques de la décentralisation pour laisser le champ de l’art et de la culture aux seules lois du marché. Nos missions sont fondamentales pour la survie de notre société, pour fonder une autre vision du monde que celle des marchands d’argent.
Elles créent du lien social, elles contribuent à l’émancipation des individus. Et du point de vue économique, notre poids est plus important que celui de l’industrie automobile, équipementiers compris.

NOUS SOMMES PRIS EN TENAILLE
◗ le gouvernement veut diminuer les crédits de la Culture sur le budget triennal (2011-2012-2013), avec une forte baisse sur les crédits de la création dès 2011 ; elle s’ajoutera au gel de 5 % ;
◗ la réforme des collectivités territoriales et la baisse de leurs dotations vont priver départements et régions, puis les villes, de ressources suffisantes et ainsi mettre en péril, tout ou partie de leurs aides déterminantes.

Les entreprises artistiques du spectacle vivant, lieux de théâtre, de danse, de musique, festivals, jeunes compagnies, ensembles musicaux, équipes artistiques des arts du cirque et des arts de la rue sont asphyxiés depuis des années. Nous refusons d’être conduits à la récession avec ses cortèges de licenciements.

NOUS EXIGEONS
◗ une loi d’orientation pour définir la place de l’art et de la culture dans notre société ;
◗ une nouvelle étape de la décentralisation, qui garantisse les ressources et l’autonomie fiscale des collectivités territoriales ;
◗ le maintien puis le développement des budgets culturels de l’État et des collectivités territoriales ;
◗ un plan de développement pour le soutien aux compagnies et aux structures de production, le rétablissement des capacités artistiques des lieux, la pérennisation et le développement des emplois artistiques et techniques, la prise en compte de la diversité des pratiques artistiques et culturelles.
Ce plan doit aussi permettre de contrer l’inégalité culturelle grâce à l’élargissement des publics et un travail véritable et sincère d’éducation artistique.
◗ la pérennisation du système d’assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel.
◗ l’arrêt de la Révision Générale des Politiques Publiques
◗ la dissolution du Conseil de la création artistique, qui prive le ministère de la Culture de moyens importants pour le secteur de la jeune création et prétend cacher cette misère par des opérations superfi cielles et clinquantes.

Nous voulons une politique culturelle ambitieuse, ouverte sur l’Europe et l’international. D’autres choix que ceux du gouvernement sont possibles. Le bouclier fiscal et la baisse de la TVA pour la restauration ont privé l’État de 3 milliards d’euros de recettes, c’est à dire la totalité du budget du ministère de la Culture. Nous préférons le choix du sens et de la création.

23.7.10

6ème édition de Mon 1er Festival du 27 octobre au 2 novembre 2010 : un festival de proximité pour les enfants dans 10 salles art et essai parisiennes





Dédié au jeune public (à partir de 2 ans), Mon 1er Festival se déroule à Paris durant les vacances de la Toussaint et propose une approche du cinéma ludique et pédagogique au tarif
unique de 4 euros la séance. Son but est d’éveiller le regard et la curiosité des plus petits pour le 7ème art.
En 2009, le festival a accueilli 16 500 spectateurs (+35% par rapport à l’édition 2008), lors de 210 séances programmées dans dix salles art et essai partenaires. Cette année, le Forum des images rejoint la manifestation avec trois séances spéciales (deux ciné-concerts et une avant-première).

La 6ème édition du festival propose de découvrir une programmation pleine d’humour et d’émotion autour du thème « Eclats de rire », avec :
· une centaine de films,
· des avant-premières et des films inédits,
· une fenêtre sur le cinéma britannique,
· un hommage à Louis de Funès,
· les films coups de coeur de la marraine ou du parrain du festival,
· des ciné-concerts,
· et de nombreuses séances animées.

Deux prix récompenseront les films présentés en avant-première :
· Le Grand Prix du jury, décerné par un jury composé d’enfants des centres de loisirs de la Ville de Paris encadrés par la Cinémathèque municipale Robert Lynen (en partenariat avec la chaîne Cinécinéma)
· Le Prix du Public pour lequel tous les jeunes spectateurs du festival seront invités à voter (en partenariat avec Paris Mômes).
Pour inviter encore plus d’enfants à participer à la manifestation, la Ville de Paris associe depuis la création de Mon 1er Festival les centres de loisirs et s’appuie depuis 2009 sur les relais associatifs des quartiers parisiens.
La Ville de Paris a confié l’organisation de cette sixième édition à Enfances au cinéma, association spécialisée dans l’éducation au cinéma.

Un festival de proximité pour les familles :
· 3 séances de cinéma chaque jour dans les 10 salles Art et Essai participant à la manifestation : le Nouveau Latina (4e), le Grand Action (5e), le Studio des Ursulines (5e), l’Archipel (10e), le Majestic Bastille (11e), l’Escurial (13e), l’Entrepôt (14e), le Denfert (14e), le Cinéma des Cinéastes (17e) et le MK2 Quai de Seine (19e) à 10h15 (11h15 le week-end), 14h15 et 16h15 (et 3 séances spéciales au Forum des Images à 15h) ;
· Un tarif attractif de 4 euros par personne à chaque séance ;
· Une carte de fidélité de 5 entrées (la 6ème étant gratuite) valable pour toute la famille.

13.7.10

Plan de redressement des finances publiques - Double peine pour la jeunesse ?


Le plan d’austérité annoncé par le Gouvernement va avoir des conséquences douloureuses pour les jeunes, qui subissent déjà de plein fouet la crise actuelle.
Où sont les promesses du Livre Vert sur la Jeunesse !

Par ses annonces, le Gouvernement vise à endiguer la spirale de l’endettement et à adresser un signal rassurant aux marchés financiers, ceux-là même dont les dysfonctionnements ont précipité la crise actuelle.
De tels objectifs appellent une contrepartie : les dépenses publiques vont être réduites très fortement. La diminution des crédits d’intervention de l’Etat en faveur de l’emploi et la révision à la baisse des aides au logement sont autant de mesures qui aboutiront au creusement des inégalités et à la précarisation des jeunes.
Le Livre Vert aux oubliettes ?

L’annonce de ce plan d’austérité intervient 1 an jour pour jour après la parution du Livre Vert sur les politiques jeunesse, qui déclinait une série de mesures en faveur de l’autonomie des jeunes. Force est de constater que ces ambitions ne sont plus prioritaires.
Un seul exemple : la suppression de la possibilité de cumuler l’aide personnelle au logement (APL) et la demi-part fiscale pour enfant à charge. Loin de contribuer à l’autonomie des jeunes, cette décision risque au contraire de maintenir les jeunes dans une relation de dépendance vis-à-vis de leurs parents. Cette mesure vient hypothéquer la création de nouveaux dispositifs permettant la sécurisation et l’autonomie financières des jeunes.
Les jeunes ont été les premières victimes de la crise. Ils ne veulent pas être sacrifiés par le plan de rigueur.