30.9.10

COLLOQUE - Jeudi 14 octobre 2010



LE 14 OCTOBRE 2010 - de 10h à 17h30
Journée de visionnement, de réflexion et de recherche organisée par l’UFFEJ

Création, diffusion et pratiques de transmission :
LA SALLE DE CINÉMA EN MUTATION

Voici 15 ans que le cinématographe est entré dans son deuxième millénaire et la vie que lui dessine le 21ème siècle promet nombre de changements et de transformations.

La télévision puis la VHS, le DVD, Internet et maintenant le “cinéma numérique” et la 3D ont fortement marqué son histoire, altérant le rapport privilégié qu’il avait construit avec le public tout en lui donnant les moyens de sa survie.

Aujourd’hui, à l’ère du “tout numérique”, l’ensemble de la filière cinématographique focalise son attention sur des questions technologiques, dans l’espoir sans doute d’être tracté vers le futur et d’évoluer au même rythme que les pratiques des “spect/acteurs” et usagers des plates-formes de diffusion en ligne, de la VoD, des NetTV et du cinéma de grand spectacle, des jeux vidéos... Les films en “3D à lunettes” s’enfilent comme des perles dans les line-up des distributeurs majeurs et la question de l’équipement de nos salles en projecteurs de cinéma numérique occupe tout l’espace du débat.

Ces discussions, qui déterminent la place et le rôle de chaque salle de cinéma dans la société de demain - aussi indispensables qu’elles soient - occultent la nécessité d’échanges constructifs entre programmateurs, animateurs, exploitants, distributeurs et producteurs visant à définir ce que nous souhaitons que deviennent nos salles de cinéma demain.

Telle que nous la concevons, une salle de cinéma combative et impliquée dans son époque, devrait inclure dans sa programmation et dans sa politique d’animation toutes les formes de production contemporaines en images animées afin de rester un véritable “miroir de l’existence” qui donne à voir, revoir, penser, imaginer, rêver, construire. Le cinéma, c’est aussi s’inscrire dans ce monde en transformation pour mieux le comprendre.

Voilà pourquoi nous vous proposons, le mercredi 14 octobre, de réfléchir avec nous aux évolutions que proposent ces nouveaux outils de création numérique (caméras de poche, NetTV, jeux vidéos,...), à la diffusion des images produites par ces outils mais également à la place de l’action culturelle cinématographique dans ce nouveau paysage, ainsi qu’à l’ambition vers laquelle nous souhaitons porter l’animation culturelle de nos salles.
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Théâtre LE VENT SE LÈVE
181 avenue Jean Jaurès 75019 PARIS
Métro Ourq
Tarifs : 15 € pour les adhérents, 25 € pour les non-adhérents
Sur inscription à contact(a)uffej.net ou par téléphone au 01 39 85 81 80
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22.9.10

UN CRI

Cri de honte ?
Cri de désespoir ?
Cri de douleur ?
Un CRI, celui de femmes et d’hommes atterrés par l’opiniâtreté de certains à détruire le fragile équilibre démocratique sur lequel repose notre société...


Notre secteur à la marge du socioculturel et de l’artistique est aujourd’hui des plus sérieusement fragilisé, menacé ; pourtant, notre rôle, nos compétences, nous amènent aussi bien à ouvrir le regard que d’accompagner jeunes ou moins jeunes dans cette recherche d’une identité culturelle et sociale.
Or nous assistons à la mise en pièces des organismes supports de l’Etat tels : les Ministères de la Jeunesse et des Sports, de la Culture et de l’Education Nationale, qui depuis plusieurs années par un désengagement progressif et continuel laissent le financement de nos actions à la charge des villes, des départements, des régions jusqu'à l’arrivée de cette réforme des collectivités territoriales qui met en péril de façon déterminante leurs aides “laissant le champ de l’art et de la culture aux seules lois du marché” comme le fait remarquer la ‘’Protestation d’Avignon ‘’(1).
Devant les craintes ainsi suscitées, certaines collectivités semblent déjà choisir une alternative pour le moins problématique.
Pourtant les principes d’Education Populaire qui animent nos associations sont porteurs d’Universalisme et de laïcité ; le droit aux cultures que nous animons tient compte de la nécessité de l’individu à construire son identité propre par la mise en œuvre d’une véritable éthique de l’altérité.
Notre travail permanent sur le terrain ne se fait pas dans une option “culturaliste” mais dans le cadre Républicain d’un Etat qui doit garantir un socle égalitariste, garant de droits et de devoirs : c’est le principe de notre citoyenneté.
Comme le rappelle Dominique Schnapper (2), ce qui fait l’identité nationale “n’est pas un fait biologique, mais politique”.

Prenons un exemple pour illustrer notre propos : celui du projet baptisé “Ciné lycée” annoncé par le ministre Luc Chatel et consistant en une plateforme VOD de 212 films mis à disposition des enseignants et dont 20 seulement seront accessibles tous les mois… Cette disposition fait fi de tous les dispositifs existants et construits laborieusement et en concertation depuis 20 ans.
Comme le souligne Jean-Michel Frodon dans son article La poudre aux yeux de ‘’Ciné lycée’’ et que nous avons plaisir à citer ici :
“ tâche immense assumée sous l’égide des structures dont les principales s’appellent Ecole et cinéma, Collège au cinéma, Lycéens et Apprentis au cinéma, elle ne concerne pas le seul goût de voir des films, mais la construction d’imaginaires et de mentalités plus ouverts et plus complexes. L’accomplissement de cette tache suppose des choix, des défis et un énorme travail pédagogique, travail qui se situe aux limites de la pratique habituelle dans les établissements scolaires …”
Ciné lycée : “ Formule squelette… qui risque de ramener le cinéma, aux yeux des jeunes à un simple divertissement , à un art de second ordre, goulûment absorbé, vite oublié, alors qu’il doit être, à nos yeux, comme tous les autres arts, une source toujours neuve de bonheur" écrit Janine Bertrand (Fédération de ciné-clubs Inter Film) ou encore ce propos de JM Frodon “... sous ses airs cool et high-tech, Ciné lycée programme en réalité la destruction à court terme de la fragile et féconde construction existante.”

Ainsi se trouve remis en cause sur simple volonté gouvernementale sans réflexion ni concertation, le formidable travail d’ouverture des établissements scolaires en lien avec le secteur associatif, artistique et culturel. C’est un acte politique qui met en cause la polyvalence qui amenait la confrontation de points de vue éthique, artistique, sociologique, différents sur un rapport au VOIR que nous considérons en lui-même créateur, puisque porteur d’interrogations et d’imaginaires. Cet ensemble repose sur la découverte par le cinéma d’univers, de récits, de cultures donnant sens au Savoir et à l’Histoire.
Le Film est également facteur de lien social et contribue à l’émancipation collective au sein de l’Education Nationale, lieu qui se doit égalitaire et qui nécessite un fort accompagnement en contradiction avec les “mirages de la consommation“ et le mercantilisme...

CRI... oui mais aucunement abandon. Comptez sur nous pour défendre avec opiniâtreté ce beau travail de “passeur” qui est le nôtre selon l’expression de Roger Diamantis. (...)


Jean-Jacques Mitterrand
Co-Président de l'Union Française du Film pour l'Enfance et la Jeunesse




(1) Protestation d’Avignon, juillet 2010 à l’appel de la CGT du Spectacle, de la CFE-CGC, du Syndicat National des Scènes Publiques, du Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles, de l’Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles.

(2) Dominique Schnapper, La France de l’intégration, Paris, Gallimard, 1991.

20.9.10

Fernand Esteves, nouveau Délégué Général de l'UFFEJ


Fernand ESTEVES est le Délégué Général de l'UFFEJ depuis le 1er septembre 2010.

Agé de 42 ans, il est historien de formation, et a étudié à l'université de Poitiers le cinéma, le théâtre, la sociologie politique, et la sociologie des migrations humaines.

Son parcours professionnel se forge par la prise en charge d'une compagnie de théâtre professionnelle au début des années 90, puis pendant près de 10 ans comme chargé de la mission culturelle de la Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture. C'est dans ce cadre qu'il mène des actions relevant de la culture cinématographique, audiovisuelle et multimédia avec les associations affiliées ou partenaires, dont l'UFFEJ (ex: Rencontres Cinés de Cannes 1999).

De 2002 à 2004, il siège comme expert enfance-jeunesse à la commission de classification des films du CNC, nommé par le Ministre de la Culture sur proposition du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Dès 2003, il devient formateur et chargé d'études indépendant spécialisé dans l'histoire et les enjeux des politiques culturelles, d'éducation populaire, de jeunesse, de Politique de la ville, et intervient sur les problématiques de médiation artistique et culturelle. Il travaille pour IFOREP-CCAS, Université Lyon 2 ARSEC, Université Paris X-IRMA, CNFPT, Profession Banlieue, Concordia, CNAM, IRTS Lorraine, MRJC, UFJT, Ministère Jeunesse et Sports, Pôle image Franche-Comté, UFFEJ, Kyrnéa et de nombreux équipements, associations et collectivités territoriales en France... Il crée et anime de modules de formation autant pour des étudiants en Master, que des stagiaires Bepjeps - Defa - Bafa - Bafd, des directeurs d’équipements et de services culturels, jeunesse, politique de la ville, ou des responsables de Comité d’Entreprise.

En 2007-08, il accepte d'être temporairement le coordinateur multimédia de la Ville de Sevran (93) chargé de l'ouverture d’un espace numérique au sein d’une médiathèque située dans un quartier en pleine rénovation urbaine. Cette expérience de la fonction territoriale lui permet de mieux appréhender la réalité d'une collectivité territoriale en recherche d'une politique multimédia au carrefour des actions éducatives et culturelles.

6.9.10

Grève du 7 septembre


Le personnel de l'UFFEJ sera en grève ce mardi 7 septembre.